Palo Alto, c'est quoi ?
Palo Alto est une petite ville californienne, près de San Francisco. C'est là que, entre les années 50 et 70, un groupe de chercheurs, réunis autour de Gregory Bateson dans « l’école de Palo Alto », pose les bases d'une vision nouvelle des phénomènes humains — systémique, constructiviste, résolument tournée vers l'interaction plutôt que vers l'individu isolé.
L'idée centrale du modèle de Palo Alto : on ne peut pas comprendre une personne en dehors du système dans lequel elle vit et communique.
Ce n'est pas l'individu qu'on regarde en premier, mais les interactions — avec son entourage, avec son contexte de vie, ou avec soi-même.
L’approche de Palo Alto remet ainsi en question les modèles de thérapie classiques en proposant une vision radicalement nouvelle des problèmes humains.
Ce n'est pas vous le problème. C'est le système dans lequel vous évoluez qui dysfonctionne.
Selon cette perspective, les problèmes rencontrés par une personne ne sont pas seulement le résultat de ses propres conflits internes, mais sont étroitement liés à l'environnement et aux interactions dans lesquels elle évolue.
Dans cette vision, la « normalité » et l'« anormalité » ne sont plus des vérités absolues, mais des catégories construites, culturelles, relatives.
Ce qui compte n'est pas de juger ce qui est normal, mais de comprendre comment les interactions se sont figées dans un schéma qui fait souffrir.
Sortir du problème. Changer. Se sentir mieux.
C'est là que l'intervention agit : en modifiant les schémas de communication et de relation qui maintiennent la personne coincée pour lui permettre d'en sortir
C'est cette approche, qui suit le modèle de Palo Alto — aussi appelée approche À 180° car elle change de direction par rapport aux solutions qui ne fonctionnent pas — que je pratique au quotidien, en thérapie brève, en coaching stratégique et dans l'accompagnement spécifique pour les vétérinaires, en province de Liège ou en ligne.